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Bwija Kitamuka Béa
Av. Mayeman Nr. 27
c/o Baleke
Bukavu, Region de Kivu
Zaire
Un nouveaux syteme à l´universite.
J'ai un projet de création d'une université privée au Zaire dont je vous expose les grandes lignes:
Il s'agit "d'une institution polytechnique de commerce, design, art et philosophie", c'est grande école qui se distingue presque en tout points d'autres institutions semblables, la différence principale étant que l'étudiant touche, dés le début de ses études, un salaire qui lui permettra, de se marier, d'élever, de nourrir ses enfants et de s'installer, voire de construire sa propre maison:
1.La condition pour l'acceptation d'un/e étudiant/e entre 15
et 8 5 ans est la capacité à l'écriture et à
la lecture; donc une scolarité allant jusqu'à la fin de l'école
primaire.
2. Chaque étudiant/e reçoit au départ le salaire
moyen d'un travailleur non qualifié; salaire qui augmentera parallèlement
à sa qualification.
3. Chacun/e travaillera cinq jours par semaine pendant quatre heures.
4. Chaque personne sans qualification précise étudiera
4 heures par jour, 5 jours par semaine ce que qui concerne son travail
actuel comme culture générale.
5 Chaque personne avec un degré de qualification quelconque
étudiera 5 jours par semaine pendant deux heures et enseignera le
reste du temps, sous la surveillance et avec l'aide d'un tuteur, à
des étudiants d'une qualification inférieure, dans la matière
où il est qualifié.
6 Chacun/e passe 4 tests de qualification par an; en général
tous les 3 mois; ceux-ci se présenteront sous la forme de 200 questions
choisies au hasard parmi 600 et dont 51% se doivent être des réponses
correctes de choix multiple afin d'obtenir un niveau de qualification supérieur
et parallèlement à une augmentation de salaire.
7 Celui ou celle qui échoue au test reste au même degré
de qualification et de salaire.
8 Celui ou celle qui ne suit pas régulièrement les cours
ou les tests et qui ne remplit pas les exigences de travail, sera renvoyé.
Il ou elle pourra se représenter à un niveau inférieur.
9 A partir d'un certain niveau de qualification il ne sera plus possible
de séparer le travail, de l'enseignement et des études, comme
p.ex. dans la recherche. Les étudiants les plus hauts qualifiés
concevront eux-mêmes au point le dernier test.
10.Lors de l'entrée dans l'école chacun/e subira un test
d'admission de 600 questions qui ne dépendra cependant pas l'admission
comme étudiant/e à l'institution polytechnique. Il sert surtout
á l'évaluation du niveau de l'étudiant ,autant par
lui même que par l'institut.
11 Je serais moi-même, en tant que directrice de l'institut polytechnique,
sa première étudiante.
Le but premier étant l’obtention d'une qualification permanente
jusqu’à un âge avancé. Je pense à 15 à
30 millions d'étudiants au Zaire, qui seraient capables après
10 ans, de développer et de produire leurs propres véhicules,
appareillage électronique et ordinateur d'un standard actuel. De
cette façon, l'Afrique pourra après 20 années, construire
et envoyer ses propres satellites
et devenir de ce fait un partenaire digne de concurrencer aux côtés
de la Chine, de l'Inde, de l'Europe et de l'Amérique et ce, non
seulement aux yeux d'autres peuples, mais surtout aux yeux des africains
eux mêmes.
Le niveau de formation de ces travailleurs sera 20 ans plus tard
le plus élevé du monde.
Le financement permanent passe par le travail des étudiants/es.
Sans être interrompu par des pauses et sans la fatigue qui accompagne
toujours une diminution de la capacité de travail et un pourcentage
de fautes, chacun obtiendra les mêmes résultats en 4 heures
de travail qu'en une journée de 8 heures fatigantes excluant une
formation permanente.
Comme le prouve la situation du chômage en Europe, le vieux système
de formation a les circonstances fâcheuses suivantes: les connaissances
d'un travailleurs tombent en désuétude vers l'âge de
40 ans environ, ce qui classe cette personne parmi les ignorants. Dans
ma conception d'un système de formation, l'évolution et l'acquisition
de la sagesse et de l'expérience accompagne celle du travail et
de la vie, fidèles à la vieille tradition africaine.
De plus, une machine qui fonctionne 24 heures dans la production, peut
théoriquement et au besoin être manipulée par 6 travailleurs/ses
relayant ; ce qui crée des emplois et des places d'études
supplémentaires.
A cela s'ajoute qu'après 4 heures de travail, l'homme est encore
capable de suivre des cours théoriques ou éventuellement
d'en donner.
Bien que la réalisation d'un tel concept dans un avenir plus
ou moins proche ne dépende ni de ma personne, ni de votre consentement
et de votre soutien, pour cet écrit, je présuppose les deux.
Sur une aide de départ d'environ 15 millions de Dollars venant
de vous personnellement ou du budget de l’état destiné quelques
machines de productions ou d'imprimerie, comme pour l'organisation, d'ordinateurs
à tests, de bâtiments à Bukavu etc. j'utiliserai un
million à la présentation et à la relation publique
pour gagner la participation des entreprises et des instituts déjà
en place au Zaire.
Théoriquement, chaque entreprise et chaque petit commerce devrait
s’intéresser à la qualification de ses employés pour
qu'une formation polytechnique puisse avoir lieu dans d'autres villes du
Zaire et dans de plus larges dimensions.
Le système de formation conventionnel restera nitouche. Finalement
c'est individuellement que l'on décidera quelle forme de qualification
sera préférable sur le libre marché du travail. Une
collaboration progressive du vieux système et de l'université
privée n'est pas seulement envisageable: elle deviendra inévitable
et naturelle.
Sans aucun doute, les premières années seront marquées
par des problèmes d'organisation, de coordination et par des failles
dans le système de contrôle, jusqu'à ce qu'un système
informatique enregistre chaque étudiant avec son degré de
qualification et jusqu'à ce que soient développées
des normes d'examens.
En attendant il faudra repasser kes tests en cas de changement de domicile
ou de lieu de travail.
Un essai dans la région du Kivu, avec comme matières
dominantes le commerce, l'art, la musique, l'imprimerie littéraire,
le cinéma et la télévision doit être ouvert
à des étudiants de toutes les nations avoisinantes mais aussi
aux étudiants européens, américains et asiatiques,
et cela bien entendu dans les même conditions.
C'est donc à ce sujet que je vous demande de m'accorder un entretien
personnel, avec vous et avec le ministre de l'éducation et de la
culture afin de pouvoir discuter des détails du projet. À
savoir, p. ex. la collaboration et la coordination avec la Tanzanie, et
le soutient financier éventuel par des fonds internationaux de l'ONU,
par les églises et d'autres organisations. Afin d'avoir la possibilité
de visiter de semblables institutions en Europe, à Hong-Kong et
au Japon, je vous demande votre soutien et votre engagement pour faciliter
la délivrance des visas pour ces pays, ayant moi-même vécu
personnellement à ce sujet des expériences discriminantes.
Pour être certaine que cette lettre ou tout au moins que son
contenu arrive jusqu'à vous, je fait également parvenir cette
lettre à la presse nationale et internationale.
Veuillez agréer, je vous prie, l'expréssion de mes sentiments
distingués.
Bwija Kitamuka Béa